Arles rencontres 2012 author book award

Nul besoin d'être un féru de technique pour adhérer à Instagram. Bonnes ou pas bonnes, leurs photos? Peu importe. Ce qui fascine lorsqu'on regarde les clichés sur Instagram, Tribegram ou LISphoto par exemple on ne compte plus les sites spécialisés , c'est la manière dont les usagers se réapproprient ou redécouvrent tous les mouvements de l'histoire de ce médium: Dans la veine de Cindy Sherman, Audrey Lhomme odrelom , nounou de profession, réalise une série d'autoportraits en changeant sans cesse l'apparence de son visage à l'aide de maquillage.

Mais ce qui surprend le plus, c'est l'esthétique rétro. Sur Instagram, d'un simple clic, on peut flouter son cliché, lui ajouter un vignetage assombrir les coins , le retoucher avec un choix de seize filtres noir et blanc, couleurs saturées, rendus de Polaroid ou effets fluo. Vous travaillez dans un univers de fer et de béton?

Un cliché sur Instagram le métamorphose en royaume enchanté et un peu mystérieux. Le résultat est un peu kitsch, dans l'esprit des années Mais ça en jette et ça réenchante le quotidien. La tentation est forte de se prendre pour un excellent photographe. D'autant que, sur la planète Instagram, on ne reçoit que des compliments. Pas question de dire du mal d'un cliché.

Cela ne se fait pas. C'est ainsi.

Vous dites ?

Cette planète Bisounours a ses lois, ses codes, ses us et coutumes. On ne doit pas se la jouer snob. Il faut s'intégrer, se faire accepter. On est là non pour épater la galerie, mais pour échanger.


  1. Menu de navigation!
  2. Rencontres d'Arles : les dix expos à ne pas manquer.
  3. male escort jobs!
  4. rencontre e tourisme deauville!
  5. Photo : les Rencontres d’Arles injustement fragilisées.
  6. flirter avec son mari?
  7. Les rencontres de arles 2013 plusieurs.

Trop savante, trop abstraite, trop élaborée, trop sérieuse. Alors que si vous shootez vos pieds nus sur la plage, chaussés de talons aiguilles dans une soirée ou en baskets à une terrasse de café, les commentaires enthousiastes se bousculent.

Tous photographes ! Une révolution en cours

Les photos de plats cuisinés font également un tabac. C'est devenu un vrai phénomène planétaire, à tel point que certains restaurants new-yorkais interdisent l'utilisation du smartphone pendant les repas, sous prétexte que les flashs perturbent la dégustation des clients. Et les chats! Il faut jouer sur la dérision si l'on veut susciter à coup sûr des commentaires. Mais l'universitaire va beaucoup plus loin.

Avec Photoshop, il est très facile de truquer une photo, de la remixer comme on sample un morceau de musique. De la parodier. Les ados seraient devenus des experts en la matière. S'étant vanté d'avoir assisté à la chute du mur de Berlin — alors qu'il n'y était pas —, Nicolas Sarkozy s'était retrouvé mis en scène dans un nombre incalculable de situations historiques: Le détournement de la pub entrant en collision avec l'actualité fait également fureur.

Un équidé hennit de plaisir sur une boîte de Vache qui rit.

Mais, sur Internet, elle atteint des proportions inimaginables. Ce mouvement est comparable, selon moi, aux rébellions que représentaient, à leur époque, les blousons noirs ou les rockers. Un rejet du système dominant. Une façon de s'en démarquer. Et pourquoi pas, d'ailleurs?

Rencontres d'Arles

Une chose certaine, le Web favorise l'appropriation des images. Chacun va piocher ce qui l'intéresse, s'en inspire librement. La notion de droit d'auteur s'est volatilisée. Se servir des photos des autres est devenu aussi naturel que de respirer l'air ambiant.

Rencontres de la photographie d'arles 2012

Une fois mise en ligne, une image tombe dans le domaine public. Un mot nouveau est apparu pour décrire le phénomène: Le Net est une ruche alimentée par le butinage des abeilles internautes. Cet essor a été enraciné en profondeur dans le territoire arlésien, contribuant à sa prospérité et à la solidarité sociale, en un temps où l'activité économique y vacillait. Le Festival a répondu à l'appétit croissant des milieux scolaires pour la photographie en créant, avec l'appui du ministère de l'éducation, en une "Rentrée en images", où sont passés depuis dix mille élèves et sept cents professeurs.

Quant à l'extérieur de la France, le festival pourrait s'affirmer, à peu de frais, comme un outil magnifique de rayonnement — en un moment de contraintes budgétaires. La "marque" est prestigieuse.

📷 Mes expos préférées aux Rencontres d'Arles 2018

Le réseau des amitiés créées est universel. C'est dans cette conjoncture que le directeur et le président des Rencontres, comptables de la valorisation d'un si précieux capital, ont élaboré, en , un plan de développement qu'ils ont présenté au conseil d'administration, chaleureusement approbatif, et proposé aux pouvoirs publics.

Il s'agissait de créer un Centre international de la photographie qui fasse référence, capable de fournir, clés en main ou en appui, des prestations similaires dans le monde entier.

Les rencontres de arles | Mcci

Il accueillerait des stages, un atelier de décors, une exposition permanente l'hiver, toutes activités lucratives n'appelant pas de subventions. Les Rencontres pourraient organiser la sauvegarde de leurs archives et leur mise en valeur au coeur d'un site Internet. Rien de gargantuesque. Il était loisible d'étaler dans le temps ces projets ; d'espérer un apport des pouvoirs publics, même modeste ; et de susciter la contribution de mécènes nouveaux. Il était permis de rêver à une synergie avec l'Ecole nationale de la photographie, qui doit s'installer bientôt dans un bâtiment neuf, aux marges des Ateliers.

Leur rapprochement aurait servi une ambition commune! C'est ainsi que s'est trouvée remise en cause la présence des Rencontres dans les anciens ateliers de la SNCF: Et cela sans que le maire de la ville paraisse s'en inquiéter. Il faut savoir que le festival a défini et promu son image dans ce lieu des Ateliers, friches industrielles proches du centre d'Arles et rachetées par la région. C'est François Hébel qui a démontré, dès lors d'un bref passage aux Rencontres , que ces espaces pourraient incarner la modernité.

Si les églises désaffectées d'Arles conservent leur charme, leur structure rigide n'autorise pas la scénographie requise quant à la sécurité des oeuvres. Les Ateliers de la SNCF, dont il avait été prévu jadis qu'ils fussent rasés, ont apporté aux Rencontres les surfaces d'exposition qui leur manquaient et un coeur à la manifestation, qu'ils ont bientôt symbolisée.

Or ces espaces vont être repris aux Rencontres, en , les faisant régresser douze ans en arrière. Ils doivent être vendus à une mécène généreuse, Maja Hoffmann qui suit son père, bienfaiteur de la région, et dont le soutien financier n'a d'ailleurs pas manqué au festival. Sa fondation, Luma, s'apprête à édifier, à la marge des Ateliers, un bâtiment conçu par l'architecte américain Frank Gehry.

Elle souhaite acquérir l'ensemble de cet espace, sans qu'aucune part bien définie n'en soit attribuée aux Rencontres, et le remodeler à compter de cet hiver. Si l'idée de cette construction était publique depuis six ans, l'indisponibilité de tout ou partie des Ateliers pour les Rencontres, pendant les mois d'été, n'avait jamais été évoquée. Les propositions de lieux de remplacement qui leur sont faites sont provisoires et inadéquates. Tout ce qui a été investi d'énergie et de passion, au fil des ans, ne paraît pas compter pour grand-chose.

En dépit de propositions alternatives formulées par nous auprès de Maja Hoffmann comme auprès des tutelles, aucun projet clair de répartition durable n'a été précisé. Nous apportions pourtant des solutions à moindre coût: Au lieu de cela, les Rencontres sont, de fait, mises à la porte de leur lieu d'élection.